Algérie : Les historiens algériens soumettent une liste de biens datant de l’époque coloniale que la France doit restituer.

Algérie : Les historiens algériens soumettent une liste de biens datant de l’époque coloniale que la France doit restituer.

Du 20 au 24 mai 2024, s’est tenue à Alger, la 5 ème rencontre de la Commission mixte algéro-française sur l’Histoire et la Mémoire. Au sortir de ses travaux, un communiqué commun a été publié, dans lequel l’Algérie demande à la France la restitution de ses biens datant de l’ère coloniale.

La commission mixte d’historiens algériens et français, chargée d’étudier les archives algériennes et françaises portant sur la période coloniale, de 1830 à 1962, a été mise en place par les chefs d’États des deux pays en janvier 2023. La Commission a eu une énième rencontre qui s’est conclue par l’adoption d’un communiqué conjoint.

Les historiens algériens ont soumis une « liste ouverte de biens historiques et symboliques de l’Algérie du XIX ème siècle, conservés dans différentes institutions françaises, proposés à la restitution à l’Algérie sous forme de gestes symboliques ». Parmi les biens demandés figurent ceux ayant appartenu aux personnalités algériennes, dont l’Émir Abdelkader et Ahmed Bey. « L’épée, le burnous, le Coran, la tente et les canons de l’Émir Abdelkader, la tente d’Ahmed Bey ainsi que la clé et les étendards de Laghouat » sont, entre autres, les biens symboliques que la partie algérienne réclame.

L’Algérie a mandaté les historiens français de transmettre au Président Emmanuel Macron « ses préoccupations en matière de restitution des biens culturels, archivistiques et autres ». Ils se sont engagés à accomplir cette mission « afin que les biens qui peuvent retrouver leur terre d’origine puissent l’être le plus rapidement possible ». Les historiens algériens et français souhaitent poursuivre les négociations sur la question des archives en émettant « le vœu que le traitement du dossier mémoriel réponde aux aspirations des peuples algérien et français ».

Le Président algérien Abdelmadjid Tebboune avait, dans son message à l’occasion de la commémoration des massacres du 8 mai 1945, déclaré que « le dossier de la mémoire est inaliénable et imprescriptible, et ne peut faire l’objet de concession ou de marchandage ».

Lima Kassa / NCA-TV

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